Membre de l’édition championne des Canadiens de Montréal de 1993, Jean- Jacques Daigneault a joué dans la ligue nationale entre 1984 et 2001. Il a chaussé les patins pour 10 équipes différentes dans le circuit Bettman, ce qui le place au 2e rang pour le joueur ayant joué avec le plus d’équipes, seul Mike Sillinger le devance. Un choix de première ronde des Canucks de Vancouver en 1984, Daigneault est échangé à Philadelphie en 1986. Au début de la saison 1988-1989, le Québécois passe aux Canadiens en retour d’un certain Scott Sandelin.
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« Ça ne fonctionnait pas bien entre mois et Mike Keanan dont j’ai été échangé à Montréal. J’ai été un peu surpris de me retrouver avec le Canadien de Sherbrooke, car j’avais 4 années de services dans la ligue nationale. Mais Serge Savard m’avait expliqué que je devais aller prouver ce que je pouvais faire. Finalement, ç’a été positif pour moi. Il n’y avait pas trop de place pour un défenseur à Montréal puisqu’il y avait des gars comme Robinson, Green, Svoboda, Chelios et Lalor. »
Après une saison et demie à Fredericton, il fait le grand saut à Montréal et y demeurera jusqu’à la saison 1995-1996. En 1993, le défenseur était un membre clé de la brigade défensive du tricolore qui remporta la Coupe Stanley.
« Tous les joueurs qui étaient dans l’alignement croyaient qu’on était capable d’accéder à la Coupe Stanley. C’était exigé de nos patrons lorsque Serge Savard et les entraîneurs faisaient leur réunion au camp d’entraînement. J’ai passé 5 années magnifiques à Montréal, la Coupe Stanley de 1993 est le summum de ma carrière. On n’était pas l’équipe la plus talentueuse, mais on était une équipe très bien structurée, avec le meilleur gardien de but au monde et un système impeccable. On croyait toujours qu’avec nos moyens, on pouvait trouver le moyen de gagner, même en fin de match. Je me souviens qu’on avait gagné plusieurs matchs par la marge d’un but. On avait aussi profité de l’élimination des Penguins aux mains des Islanders.»
En 1987, Jean-Jacques Daigneault participe à sa première finale de la Coupe Stanley dans l’organisation des Flyers de Philadelphie. Son but gagnant au 6e match de la finale contre les Oilers d’Edmonton est considéré comme un des 10 meilleurs moments de l’histoire des Flyers de Philadelphie.
« Bobby Clarke m’a dit que ça lui prenait des Québécois dans son équipe, car selon lui on emmenait de l’émotion. C’est peut-être dû à ses anciens coéquipiers André ‘Moose’ Dupont et Bernard Parent. Je partage son opinion. En 1993 on était 13 Québécois et j’ai adoré baigner dans cette atmosphère. On a de l’émotion dans le c?ur, c’est peut-être le sang latin. Sans rien enlever aux joueurs d’autres nationalités, je crois que le québécois emmène beaucoup d’émotion. En tant que Québécois de Ville- Émard j’allais aux parades des années 70. J’allais voir mes idoles, Guy Lafleur, Yvan Cournoyer et tous les autres. Après les matchs du Canadien, j’attendais pour avoir l’autographe des joueurs. »
L’édition de 1993 des Canadiens de Montréal comptait 13 Québécois. Lorsque le grand ménage de la haute direction a été fait en 1995, l’équipe prend de nouvelles allures et les changements se suivent un après l’autre. Jean -Jacques Daigneault est échangé pendant la saison 1995-1996 aux Blues de Saint- Louis.
« Je me sens choyé d’avoir eu la chance de mettre la main sur la coupe Stanley mais encore plus choyé d’avoir pu le faire dans l’organisation du Canadien de Montréal. »
Après son départ de la Sainte-Flanelle, le défenseur gaucher a joué pour sept équipes jusqu’à la saison 2000-2001. Aujourd’hui, Daigneault fait partie de l’organisation des Rangers de New York étant aide-entraîneur du club-école le Wolf Pack de Hartford.
Entrevue Jeremy Filosa, texte John Kakoulakis / CKAC Sports



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