« La pression d’être gardien à Montréal. ce n’est pas pour n’importe qui. » -A. Moog

| Aucun Commentaire

Avant de signer avec le Canadien de Montréal, Andy Moog avait déjà remporté la coupe Stanley à trois reprises avec les puissants Oilers d’Edmonton. Après de longs passages avec les Bruins et les Stars, Andy Moog se joint au Canadien de Montréal à titre d’agent libre.

30-Andy Moog.mp3


« À ce moment-là, j’avais une relation amicale avec Dave King et à ce moment-là King travaillait pour le Canadien. J’ai donc décidé de signer avec le Canadien, car je croyais que c’était le meilleur endroit pour poursuivre ma carrière. »

Être gardien à Montréal ce n’est pas fait pour tout le monde, c’est du moins ce que croit Andy Moog. Heureusement pour lui, lors de son arrivée à Montréal, Moog avait déjà plusieurs années d’expérience dans un autre marché canadien, celui d’Edmonton.

« Pour moi, à ce moment-là j’avais quand même un bon bagage d’expérience j’ai donc été capable de m’adapter rapidement aux demandes médiatiques de Montréal. Je crois que j’étais bien équipé pour vivre avec cette pression. Il y a des gardiens qui aiment la pression et qui trouvent le moyen d’obtenir du succès dans ce genre d’environnement. Mais pour d’autres la pression est une distraction trop grosse. Je crois vraiment que ça dépend de la personne. Tu te dois absolument de compter sur ton talent et tes aptitudes.»

Si Carey Price semble avoir de la difficulté à gérer toute la pression qui l’entoure, Moog lui suggère de toujours croire en ses moyens.

« Je crois qu’une des choses les plus difficiles pour un jeune gardien c’est de continuellement croire en tes aptitudes. Même si tu crois en tes aptitudes, tu dois continuellement te prouver. Dans le cas de Carey Price, il doit croire en ses moyens et travailler très fort pour obtenir de bons résultats. Éventuellement les gens reconnaitront son talent. »

Moog, qui était un vétéran, venait seconder le jeune Jocelyn Thibault. Mais selon Moog, ça prend vraiment un gardien qui veut jouer ce rôle pour que le gardien plus jeune puisse profiter de son expérience.

« Je crois que dans certains cas c’est avantageux d’avoir un gardien vétéran pour seconder le gardien plus jeune. Il faut s’assurer d’avoir la bonne personne en place. Une personne qui est prête à jouer ce genre de rôle. Dans d’autres cas, il est peut-être meilleur d’y avoir un autre jeune gardien qui pousse dans le dos de l’autre. »

Contrairement à plusieurs autres joueurs qui sont passés avant lui, Moog ne s’est pas laissé distraire par l’histoire du Canadien. Lors de son arrivée à Montréal, il préférait se concentrer à se fondre à sa nouvelle équipe.

« Lors de ma première visite dans le vestiaire du Canadien, mon intérêt numéro un était d’apprendre à connaitre mes coéquipiers. Je dois dire que cette distraction m’a quelque peu fait oublier toute l’histoire qui existait autour du Canadien. »

Pour Moog, ses plus beaux moments avec le Canadien demeurent la performance en série.

« En 1997-98, on avait toute une équipe. Lors de la première ronde, nous avons éliminé les Penguins car on avait joué du grand hockey. D’ailleurs, je crois que certains d’entre nous en avons laissé peut-être un peu trop sur la glace lors de cette première ronde. Buffalo était sur une lancée et ils nous ont éliminés. »

« Nos moments en série représentent de beaux souvenirs pour moi. Pittsburgh était la 2e ou 3e meilleure équipe dans l’Est cette année-là et ils avaient le meilleur marqueur du circuit en Jaromir Jagr. On a trouvé une grande satisfaction à éliminer cette équipe. »

Après seulement une saison avec le Canadien, Moog décide d’accrocher ses patins pour de bon.

« Cette année-là, il m’est arrivé quelques incidents personnels, qui sont devenus des distractions pour moi. À 38 ans, je me suis rendu compte que je ne trouvais plus la motivation de me donner à 100% pour la saison suivante. J’aimais encore le hockey et en plus j’avais encore du succès, mais je n’avais plus la motivation de faire tous les sacrifices nécessaires. »

Entrevue par John Kakoulakis, texte par Jeremy Filosa / CKAC Sport

Laisser un commentaire