Larouche laisse tomber sa clause de non-échange.

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L’ancien attaquant du Canadien Pierre Larouche a accepté de laisser tomber sa clause de non-échange pour poursuivre sa carrière avec le Canadien de Montréal. Le tricolore fait donc son acquisition au mois de novembre 1977. Dans cette transaction, Pete Mahovlich prend le chemin de Pittsburgh. Larouche gagnera la coupe Stanley à deux reprises à Montréal en plus de connaitre la 2e saison de 50 buts de sa carrière.

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« Je me souviens que Sam Pollock voulait m’avoir et c’est pour cette raison que j’ai décidé de laisser tomber ma clause de non-échange. On était en chemin pour Montréal justement pour jouer contre le Canadien. Je savais que j’étais échangé, mais on m’avait demandé de ne pas en parler avant d’arriver à Montréal. Mon premier match dans l’uniforme du Canadien était donc contre mon ancienne équipe. »

Larouche se souviendra toujours de la première fois qu’il a fait son entrée dans le vestiaire du Canadien dans l’ancien forum.

« Quand tu entres dans la chambre et que tu vois tous les grands noms qui sont passés par là : Jean Béliveau, Maurice Richard et toutes les plaques de la Coupe Stanley, c’est spécial. »

Larouche a soulevé la coupe Stanley à deux reprises avec le Canadien. Mais la première coupe demeure toujours la plus spéciale.

« On était à Boston. Tu vis et tu grandis en rêvant à la coupe Stanley. Je savais qu’en venant à Montréal j’avais une bonne chance de la gagner. Je pouvais sentir la différence. Lorsque je jouais à Pittsburgh, il y avait des soirées où l’intensité n’y était pas. Mais à Montréal, l’intensité y était toujours. »

Plusieurs blâmaient Scotty Bowman pour les deux premières saisons plus difficiles de Larouche à Montréal, mais selon le principal intéressé, il y avait d’autres facteurs dans la balance.

« À ce moment là en 1978, ma femme souffrait du cancer. On avait décidé de garder ça privé. C’est vrai que Scotty avait de la difficulté avec plusieurs joueurs, je dirais même qu’il était fendant. Mais le cancer de ma femme a rendu notre vie très difficile à ce moment-là. Donc il y avait plusieurs facteurs. »

En 1981, le Canadien est en reconstruction et Larouche est échangé aux Whalers de Hartford en retour, en autre, d’un certain Petr Svoboda.

« C’est un peu moi qui l’avais demandé. Après ma saison de 50 buts, Guy et moi avions tous deux atteint ce sommet. J’avais aussi fracassé des records appartenant à Bernard Geoffrion et Jean Béliveau et c’est là qu’il y a eu un peu de friction. Guy était là et c’est lui qui devait être l’étoile. Je n’ai pas été surpris. J’ai été déçu, mais ça devait arriver. »

Larouche a par contre mentionné qu’aujourd’hui Guy Lafleur demeure un de ses meilleurs amis.

Larouche faisait partie d’un groupe de joueurs québécois qui formaient le noyau du Canadien. Il se dit extrêmement heureux d’avoir pu jouer ici, mais surtout d’avoir pu aider le Canadien à gagner.

« C’est d’avoir pu gagner ici qui m’a fait le plus plaisir. Aujourd’hui le hockey a changé. Je crois que la raison pour laquelle les Québécois ne veulent plus venir à Montréal c’est parce que l’équipe ne gagne pas. Ils n’ont plus le cœur d’aller jouer à Montréal car c’est dur. Je veux encore croire que c’est possible de bâtir une équipe formée en majorité de Québécois. Je sais que Bob tente de garder la famille ensemble. Mais les joueurs d’aujourd’hui y pensent 2 fois avant de venir. Mais à mon époque c’était différent. Pour un québécois c’était extraordinaire de jouer pour le tricolore. Même aujourd’hui, chaque matin je m’entraîne en regardant les photos des coupes Stanley que nous avons gagnées. Je prends le temps tous les jours de penser à ces très belles mémoires. »

« Mon plus beau souvenir, c’est mon premier match et tout ce qui a suivi. On avait tellement une belle équipe. On était comme des frères. Aujourd’hui les gens me parlent encore de ces belles années, car ils savent pertinemment que ça ne reviendra plus. C’est difficile pour les partisans de regarder au plafond et voir tous les drapeaux et ensuite de voir comment l’équipe se comporte sur la glace aujourd’hui. »

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