Pour un journaliste, il n'y a pas de meilleur temps pour couvrir du baseball que lors du camp d'entraînement. J'ai eu la chance de couvrir les Expos à l'entraînement pendant 6 ans, à Jupiter et à Melbourne.

Je peux vous dire que c'est absolument fantastique. Il fait beau, les joueurs et les entraîneurs sont de bonne humeur et prêt à donner des entrevues et signer des autographes. Rien à voir avec la routine quotidienne de la saison régulière. D'ailleurs, si vous avez une équipe préférée que vous avez rarement la chance de voir en personne, je vous suggère fortement un petit voyage en Floride ou en Arizona.
Les billets sont abordables, la victoire ou la défaite importe peu et vous aurez la chance de passer un bel après-midi au soleil. Je vous suggère d'y aller vers la fin du mois de mars alors que la majorité des joueurs des ligues mineurs ont déjà été retranchés. Ça vous donnera la chance de voir les joueurs plus établis.
Je dirais que certains de mes plus beaux souvenirs de baseball proviennent du camp d'entraînement. Ma femme (à l'époque, ma copine) adorait venir au camp d'entraînement avec moi. J'arrivais au stade vers 11h00, le match débutait à 13h00. Vers 15h45 le match se terminait et mon reportage d'après-match était prêt à être envoyé. De retour à domicile vers 17h00, juste attend pour un bon soupé en couple dans un bon resto du coin. Mettons qu'il y a de pires choses dans la vie.
Même si les matchs de la ligue des pamplemousses et des cactus ne veulent rien dire, j'avais toujours du plaisir à suivre les prouesses des Expos. D'ailleurs, lors de ma jeunesse j'attendais, avec impatience, la carte postale de Serge Touchette dans le Journal de Montréal. C'était le signe que l'hiver achevait. Touchette est l'un des meilleurs journalistes de baseball que j'ai appris à connaitre dès le camp du printemps 2000. Je me trouvais sur le banc des joueurs lors d'une pratique au bâton, c'est alors qu'il m'a demandé ce que je pensais de l'équipe! Moi, un jeune journaliste qui n'avait qu'un an d'expérience. Notre amitié a commencé là , à Jupiter.
Je me souviendrai toujours de Felipe Alou, lors de son arrivé à Jupiter en 2000 ou en 2001 nous dire qu'il avait passé l'hiver à traire des chèvres en République Dominicaine. Ou encore Frank Robinson qui disait toujours que les performances du camp d'entraînement c'était du « Fool's gold ». C'est-à -dire : de la poudre aux yeux.
Je pourrais vous en raconter comme ça toute la journée. Je pourrais vous parler de Rick Ankiel, que les Cards avaient caché derrière une cage, pour ne pas qu'il soit vu par les journalistes. Ou des vaches qui broutaient le gazon derrière le Stade Space Coast à Melbourne. Il y avait aussi la fois qu'Orlando Cabrera, un premier avril, qui nous avait fait accroire qu'il avait demandé une transaction. Et quand j'ai vu, pour la première fois, le nouvel Éric Gagné au look Hulk Hogan.
Bref, allez-y faire un tour, vous ne le regretterez pas et vous vous créerez des souvenirs qui vous dureront toute une vie.



Donnez-vous une petite chance a mister Gagné? Je ne suis pratiquement plus le baseball depuis 4 ans, mais j’ai vraiment de a difficulté à croire qu’il peut-être 5e partant. Et vous?
Merci de me publier
Olivier
Ce sera difficile pour lui de faire l'équipe dès le camp d'entraînement. Il devra probablement retourner dans le AAA pour prouver qu'il peut encore lancer. Il a déjà indiqué qu'il était prêt à le faire. Il travaille fort pour se transformer en lanceur de finesse qui utilise tous les trucs dans son sac. Par le passé il était un lanceur de puissance. Les deux n'ont rien à voir l'un avec l'autre. S'il arrive à effectuer la transformation, son expérience lui permettra probablement de revenir dans les majeurs à un moment donné.