«Avant, j'étais comme un pitbull» - Jean Pascal
(98,5 Sports) - Après avoir été à l'écart de la compétition depuis plus d'un an, Jean Pascal estime que cette pause lui a été bénéfique. Selon le boxeur québécois, il est maintenant un combattant plus mature.
Conférence de presse Jean Pascal-Tavoris Cloud
Son dernier combat remonte au 21 mai dernier alors qu’il s’est incliné par décision unanime des juges face à Bernard Hopkins. Le vétéran boxeur américain lui avait alors enlevé sa ceinture de champion mondial WBC des mi-lourds.
Jean Pascal admet que ces longs mois passés loin du ring lui ont été bénéfiques. Durant cette absence, il a parcouru les États-Unis pour voir d’autres boxeurs plus expérimentés que lui. Alors qu’il assistait «ring side» à plusieurs combats d’envergure, cela lui a permis d’étudier et d’analyser ces athlètes. Cela lui a permis de gagner en maturité comme boxeur.
«Avant, j’étais comme un pitbull, j’entrais dans l’arène, le coach lâchait la laisse et je voulais mordre tout le temps. Maintenant je vais être plus relaxe, je vais prendre plus mon temps, regarder les opportunités et les ouvertures. La boxe, c’est pas de la bataille, c’est un art. Il faut savoir bien se défendre aussi. Je savais me battre, mais là, j’ai appris l’art de la boxe», a mentionné Jean Pascal lors de sa conférence de presse, mercredi midi à Montréal.
Et si Tavoris Cloud espère que Pascal sera rouillé après tous ces mois sans combat, le boxeur québécois tient à être rassurant.
«Certainement que ça peut être inquiétant pour certaines personnes. Mais moi je pense que ça se passe entre les deux oreilles. Je suis une personne qui est forte mentalement et je me sens prêt. La rouille c’est dans la tête, je vais faire beaucoup de rounds d’entraînement.»
La facilité, pas pour lui
Alors que de nombreux observateurs s’attendaient à ce que Jean Pascal affronte un boxeur de moins grand talent afin de se refaire une confiance à la suite de ses deux combats difficiles conter Hopkins, voilà que le boxeur québécois continue de surprendre.
Tavoris Cloud - son prochain adversaire le 11 août au Centre Bell – est loin d’être un pied de céleri. Toujours invaincu en 24 combats, il a mis K.-O. ses adversaires à 19 reprises.
À 30 ans, il est le champion IBF des mi-lourds depuis 2009. Le duel Cloud-Pascal sera sa cinquième défense de titre.
Son promoteur, le très coloré Don King, le compare à un jeune Mike Tyson. De toute évidence, c’est un cogneur et Jean Pascal est pleinement conscient du danger qui le guette.
«C’est un boxeur dangereux. Cloud a faim. On laisse un pitbull sans manger pendant une semaine et quand il va trouver de la viande, il va mordre et va la faire saigner. Alors, faut que je m’attende à un combat dur physiquement et mentalement. Ce sera très important d’être au meilleur de ma forme. »
La décision de Jean Pascal d’affronter Cloud n’a pas surpris son promoteur Yvon Michel du Groupe GYM.
«Le risque est toujours en fonction de la récompense. S’il gagne contre Tavoris Cloud, il va être considéré comme le meilleur boxeur des mi-lourds étant donné sa victoire sur Chad Dawson. Oui c’est un gros risque, mais c’est calculé. Je ne crois pas que personne au monde ne va déclasser Jean Pascal et je pense qu’il va gagner», a dit le très confiant Yvon Michel.
Si on ne sait pas encore lequel des deux boxeurs sortira vainqueur de ce duel, il y a une certitude. Le gagnant devra affronter Karo Murat (24-1-1, 14 K.-O.) qui était l’aspirant obligatoire à la ceinture de Cloud.
Mais comme Don King a obtenu une dérogation de la IBF – au coût de 20 000$ notamment – Cloud peut d’abord affronter Jean Pascal. Mais le vainqueur du duel Cloud-Pascal devra se battre contre Murat.
Et si jamais Pascal sort vainqueur du combat, après son affrontement contre Murat, il devra permettre un combat revanche à Tavoris Cloud.



