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Al Haymon
(98,5 Sports) - Il y a de cela quelques années, on disait que Montréal était devenue une plaque tournante de la boxe nord-américaine.
On en parle en ondes :

Yvon Michel (GYM) et Jean Bédard (Interbox) faisaient la pluie et le beau temps, organisant de nombreux galas de boxe, autant sur HBO que sur Showtime.

Depuis, la rivalité entre les réseaux de télé est devenue tellement féroce que tout le monde a dû choisir son clan.

Michel et Bédard ont décidé de s’associer à Al Haymon, qui lui est associé uniquement à Showtime et les choses ont changé.

D’ailleurs, Bédard est devenu tellement désenchanté qu’il a décidé de quitter le monde de la boxe. C’est Haymon qui décidait de tout, même s’il ne connaissait rien du marché québécois. Ça laisse Michel seul pour gérer cela.

«C’est sûr qu’on avait plus de plaisir avant. Si j’avais une bonne carte, j’allais frapper aux portes de tous les réseaux de télé et je faisais monter les enchères. On travaillait autant avec HBO qu’avec Showtime. Nous n’avions pas de contrat comme tel. Mais aujourd’hui, il est impossible pour moi d’aller cogner à la porte de HBO. En fait, je n’ai plus rien de cela à négocier.»

Plusieurs opportunités de combats se sont donc envolées depuis. Si Yvon avait tout le contrôle, les meilleurs combats auraient probablement lieu plus souvent.

Mais Al Haymon a quand même emmené de la stabilité chez GYM. Grâce à lui, Michel est assuré d’avoir un réseau de télé pour diffuser ses galas.

Sans Showtime et Haymon, il serait impossible pour GYM d’organiser le 3 juin une carte dans laquelle on y verra Adonis Stevenson, Andrzej Fonfara, Eleider Alvarez, Jean Pascal, Custio Clayton, Mikael Zewski et Oscar Rivas.

Tous ces boxeurs doivent être payés et les trois ceintures en jeu engendrent aussi d’autres coûts.

«Lorsqu’Anna Reva négociait les contrats d’Artur Beterbiev, elle demandait 250 000$ US par combat. Si ce n’était pas d’Al Haymon, on n’aurait jamais pu le retenir ici. Donc, il a quand même fait du bien pour la boxe ici. Il était plein de bonnes intentions, mais ça n’a pas toujours fonctionné comme il aurait aimé.»

Dossier Beterbiev, Michel est confiant

Même si Beterbiev dit vouloir de dissocier de GYM, Michel désire tout de même organiser son prochain combat contre Enrico Koelling.

«Al m’a demandé si on voulait laisser faire pour le prochain combat de Beterbiev étant donné les procédures légales et j’ai dit non. On a fait tout ce chemin pour se rendre là, et même pour Beterbiev, c’est tellement un combat important pour sa carrière. Je ne pense pas que ce serait une bonne idée de le laisser filer.»

Il y a entente entre les promoteurs pour que ce combat se déroule en Amérique du Nord.

Même si Koelling a indiqué au 98,5 fm mercredi qu’il pensait que le combat aurait bel et bien lieu à Montréal pour la fin juillet, Michel pencherait plus pour Québec.

Ceci dit, l’avocat de Beterbiev, Karim Renno, nous a confirmé mercredi que le contrat n’avait pas encore été signé. Ce contrat serait maintenant dans les mains de Beterbiev depuis jeudi matin selon Michel.

Où s’en va Clayton?

Custio Clayton qui est habitué de faire des finales au Cabaret du Casino, sera du troisième combat le plus important de la soirée, lui qui affrontera Oscar Cortez.

Mais d’ici peu de temps, on voudrait lancer Clayton dans un gros combat pour lui permettre de faire un saut important au classement.

«On s’enligne pour qu’il puisse aller livrer un gros combat chez lui à Halifax cet automne. On a averti tout le monde qu’il était prêt à livrer des combats éliminatoires ou même des combats de championnat du monde dès maintenant.»

On espère donc qu’il pourra faire la finale d’un gros gala bientôt, ou du moins qu’il obtienne une invitation intéressante dans la prochaine année pour aller se battre quelque part aux États-Unis.

Notons que Mikael Zewski effectuera un retour dans le ring le 3 juin. On y verra aussi des boxeurs locaux comme Oscar Rivas et Christian Mbilli.

(Un texte de Jeremy Filosa / 98,5 Sports)