«Un toit rigide au Stade n'a pas de sens» -Claude Phaneuf

Publié par Any Guillemette pour 98,5fm Sports le jeudi 26 août 2010 à 09h09. Modifié par Charles Payette à 15h38.
«Un toit rigide au Stade n'a pas de sens» -Claude Phaneuf
The Canadian Press

(CKAC Sports) - L'ajout d'un nouveau toit au Stade du Parc olympique de Montréal serait un danger pour la population.

C'est l'opinion de Claude Phaneuf, un des ingénieurs du projet de départ, qui estime que la RIO devrait reculer devant le projet actuel présenté par la firme SNC-Lavalin. En entrevue à l'émission Sports du lit, il a indiqué que "la structure est calculée pour tenir un certain poids et elle est déjà sollicitée beaucoup". Pour écouter l'entrevue intégrale, consultez la rubrique Les meilleurs audios de CKAC Sports. De plus, il estime que la chose est empreinte de politique. « La RIO essaie de donner le contrat à SNC-Lavalin depuis 6 ans. Pensez-y deux minutes. vouloir construire une maison et rester en appel d'offres pendant 6 ans, il y a quelque chose qui ne marche pas là-dedans. Le nouveau toit pourrait peser de 6000 à 10 000 tonnes et ils sont obligés de calculer une charge de neige de l'ordre de 4000 tonnes, on parle d'une affaire de 10 à 14 000 tonnes. Le stade ne peut absolument pas le supporter. Même l'ingénieur chargé de l'appel d'offre, Roger Nicolet a déclaré que les consoles étaient délicates, parce qu'elles étaient conçues pour un toit léger. Aujourd'hui, on veut ajouter des milliers de tonnes et on prétend que le stade va tenir le coup. Avant toutes choses, on devrait faire inspecter le stade par des ingénieurs spécialisés en toit léger. La firme SNC-Lavalin n'est pas qualifiés dans le domaine », estime l'ingénieur. L'élément de danger Une des raisons pour lesquelles l'ingénieur sort sur la place publique est le danger qui plane sur les éventuels spectateurs qui se retrouveraient sous un toit fixe. « Les ingénieurs n'ont pas encore fait de tests de chargement. Ils disent avoir trouvé les solutions, mais n'ont pas de preuves. La RIO veut simplement donner le contrat à Lavalin. Alors que pour 50 millions de dollars on pourrait mettre un toit rétractable à la Taillibert. » À la question: est-ce que le toit rigide va tenir le coup, l'ingénieur à la retraite a été très clair. « L'ingénieur qui va accepter de signer comme quoi il a fait les calculs nécessaires à la sécurité du stade devra s'en rappeler quand des morceaux de stade vont tomber sur des personnes et faire des victimes. Moi, je ne voudrais pas être le ministre qui a autorisé ça. Le toit rigide ça n'a pas de bon sens. » Le dossier pourrait donc s'étirer en longueur encore une fois, parce que l'ingénieur prédit que le gouvernement ne donnera pas le contrat à la suite de cet appel d'offre. Une nouvelle opération de sollicitation de projets pourrait donc être lancée. Le quatrième toit attendra probablement encore. Mais l'ingénieur refuse de croire que la décision finale sera de démolir le symbole de Montréal. Selon lui, il faut simplement arrêter de le démolir. « Quand vous entretenez un stade convenablement, le stade est là le temps que vous voulez. » Claude Phaneuf a mis en ligne un site sur ce qu'il appelle La vraie histoire du Stade?au www.stadeolympiquemontreal.ca.

98,5 sports » Divers (Sports) » Nouvelle