*AUDIO* «Quand j'entends que le hockey coûte cher, ça me fâche» -le skieur Julien Cousineau
(CKAC Sports) Julien Cousineau savoure pleinement sa cinquième place obtenue dimanche en slalom à Val d'Isère, en France. À bientôt 30 ans, il égalait ainsi son meilleur résultat en carrière.
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Écoutez ci-haut l'entrevue de Julien Cousineau à l'émission Sports du lit...
Le skieur originaire de Lachute a terminé à seulement 0,57 secondes du podium. Il explique qu'après la première manche, il était en bonne position pour la victoire, mais que l'obscurité et la détérioration de la piste lui ont ensuite compliqué la tâche.
«Je me suis dit ''tout ou rien'' et j'ai attaqué, raconte-t-il en entrevue en provenance d'Italie. Malheureusement, j'ai fait deux petites erreurs en fin de parcours qui m'ont coûté le podium et probablement même la victoire. Je suis satisfait. Je pense que c'était la bonne approche. C'est comme ça que je vais me rendre sur le podium et gagner des courses.»
Des années de sacrifices
Membre de l'équipe canadienne de ski alpin depuis 1998, ça représente beaucoup d'années d'efforts et d'investissements. «Quand j'entends que le hockey coûte cher, ça me fâche. J'étais dans les 60 meilleurs skieurs au monde les deux dernières années et ça m'a coûté 65 000 $ pour les deux années. Mes parents n'avaient pas beaucoup d'argent. Ils ont tout fait pour que je sois rendu où je suis maintenant. Dans chaque sport, si tu as un but et un rêve, il y a une façon de le trouver et il est important que les parents soient là.»
Julien Cousineau ajoute que les sacrifices sont récompensés par une grande safisfaction. «Quand tu commences à atteindre tes objectifs, ça vaut la peine. Dans n'importe quoi, tu n'as pas le choix de travailler fort ou de faire des sacrifices si tu veux ête au top de ce que tu fais. Je pense que le sport est une des plus belles écoles de la vie. Ça donne de belles valeurs pour quand on arrête notre carrière par la suite.»
S'il envisage un après-carrière dans le domaine de la cuisine, ce n'est pas pour tout de suite. Il se donne au moins quatre ans de ski encore. Ensuite, il réévaluera chaque année.
La mauvaise nouvelle pour Québec
La nouvelle du refus de la Fédération internationale de ski de retenir le tracé proposé par Québec pour accueillir la descente masculine de ski alpin lors d'éventuels Jeux olympiques à Québec a bien sûr retenu l'attention du skieur québécois.
«Un des problèmes qu'on a au Québec, c'est que nos pentes souvent pentues au début et après c'est vraiment plat pour le reste de la course. Je sais qu'il y a des Coupes du monde où il y a quand même beaucoup de plat, mais il y a aussi beaucoup de dénivelé (...) Moi, j'ai couru au Massif. C'est une belle piste, assez technique, malheureusement je pense qu'il manque un peu de distance pour la fin.»


