«Le Canadien est devenu un atout pour le fédéralisme» -Pierre Curzi
(CKAC Sports) Le député du Parti québécois, Pierre Curzi, estime que le Canadien de Montréal n'est plus un symbole identitaire fort pour les Québécois et qu'il est même devenu fédéraliste.
Écoutez le reportage Cogeco Nouvelles :
Écoutez ci-haut l'entrevue de Pierre Curzi à l'émission Sports du lit...
Invité mercredi soir à l'émission Les Francs-tireurs à Télé-Québec pour parler de langue dans les écoles, le porte-parole de l'opposition officielle en matière de Langue y est allé de déclarations surprenantes associant le Canadien de Montréal au fédéralisme.
Invité à préciser sa pensée à CKAC Sports jeudi matin, Pierre Curzi a expliqué avoir été frappé par l'anglicisation à ses dernières visites au Centre Bell. Il dit aussi avoir senti que cet aspect avait été un facteur au moment de la vente de l'équipe l'an dernier et que ça pourrait expliquer le peu de joueurs québécois.
«Le Canadien est passé d'un atout pour le nationalisme à un atout pour le fédéralisme, dit le comédien-député. Je pense qu'il y a des gens dans cette organisation-là qui sont profondément fédéralistes et ils sont très conscients qu'une équipe de hockey est un très fort véhicule identitaire. Je crois qu'ils sont bien contents de pouvoir l'utiliser pour ça.»
Fils d'immigrant, il dit avoir appris une bonne partie du Québec en regardant le Canadien dans sa jeunesse. Aujourd'hui, il constate que le vent a tourné. «Il me semble que ce qui est mis de l'avant, c'est beaucoup le Canada. C'est le Canadien du Canada. Il y a eu une époque où c'était le Canadien des Canayens français. Maintenant, c'est devenu le Canadien du Canada. C'est comme une équipe qui n'appartient plus particulièrement au Québec.»
D'après lui, ce sont surtout des décisions d'affaires qui motivent ça et il ne s'agit pas d'une conspiration. Il note aussi que la ville de Montréal a beaucoup changé, est devenue multiethnique, et que le Canadien reflète ça. «Tant mieux, on n'est pas tous obligés de s'appeler Tremblay. Ce n'est pas ce que je veux dire non plus. L'idée est que Maurice Richard était une image de nous autres, une image qui gagnait et cette image n'est plus là. L'image qu'il y a maintenant est celle d'une équipe gagnante pour le Canada.»



