Le Vert et Or, à coups de revirements

Publié par Louis Senay pour 98,5fm Sports le samedi 06 octobre 2012 à 16h45. Modifié le mardi 29 janvier 2013

(98,5 Sports) - Le Vert et Or de l'Université de Sherbrooke n'a laissé planer aucun doute sur l'identité de la formation qui allait se hisser seule au troisième rang du circuit de football universitaire québécois, samedi.

En visite à l’Université Concordia, alors que quatre équipes partageaient le troisième échelon du classement avec deux victoires chacune, les Sherbrookois ont littéralement pulvérisé les Stingers 48-6 devant leurs partisans.


Sherbrooke (3-3) prend ainsi une sérieuse option sur une place dans les éliminatoires, alors que Concordia (2-4) partage le dernier palier donnant accès aux séries avec les Gaiters de Bishop’s et les Redmen de McGill.


Le quart Jeremi Roch a complété 22 de ses 31 passes pour 230 verges de gains, à peine 46 de plus que son vis-à-vis montréalais Reid Quest. L’attaque au sol des Stingers a même devancé de 14 verges celle du Vert et Or (104 à 90).


Neuf pertes de ballon !


Alors, comment expliquer l’écrasant écart de 42 points, soit l’équivalent de six touchés transformés, en faveur des visiteurs?


Comme il fallait s’y attendre en consultant les statistiques de la rencontre, les revirements se sont révélés l’élément tranchant. Les Stingers en ont commis de toutes sortes : neuf au total, dont trois dès le premier quart, qui a vu les Verts s’emparer d’une priorité de 17-3.


Le décompte des bourdes montréalaises se traduit comme suit : deux interceptions, quatre ballons cédés à la suite d’échappés ainsi que trois pertes de possession sur essais.


En comparaison, le Vert et Or n’a subi qu’une interception. Le score de neuf contre un à ce chapitre a donc été le fait saillant de l’affrontement.


Les Sherbrookois ont capitalisé à cinq reprises, pour un total de 23 points, sur les revirements. Concordia s’est aussi privé de précieux points en cédant autant de fois le ballon.


Le plus bel exemple du double effet des revirements est le scénario menant au deuxième touché des vainqueurs. Les Stingers approchaient de la «zone rouge», avec l’espoir de prendre les devants, quand Simon Rivard a retourné une interception sur 82 verges pour un touché qui creusait l’écart à 11 points.


Au fil du massacre, le botteur sherbrookois William Dion a amélioré quatre fois le record du nombre de placements à vie au football universitaire canadien. Dion, qui partageait la marque avec l’ancien des Dinos de Calgary, Aaron Ifield, au début de la rencontre, a réalisé quatre bottés de précision, portant son total à vie au sommet inédit de 75.


Rencontre au sommet à Québec


Aujourd'hui, un seul match à l'affiche au football universitaire québécois, mais pas le moindre. Il s'agit du duel au sommet, opposant les deux équipes invaincues jusqu'à maintenant, les Carabins de l'Université de Montréal et le Rouge et Or de l'Université Laval.


Les deux formations affichent des dossiers parfaits de 5-0 alors qu'elles se retrouvent à Québec pour le premier de deux affrontements en l'intervalle de six jours. Elles croiseront le fer à nouveau samedi prochain à Montréal.

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