Super Bowl 46: Le mystère «Gronkowski»

Publié par Associated Press le mercredi 01 février 2012 à 14h20. Modifié par Danielle Arsenault à 21h38.
Super Bowl 46: Le mystère «Gronkowski»
Rob Gronkowski à la journée des médias/AP

INDIANAPOLIS - Rob Gronkowski des Patriots de la Nouvelle-Angleterre a raté un quatrième entraînement de suite en raison d'une entorse à la cheville gauche.

L'ailier rapproché étoile ne s'est toujours pas entraîné avec ses coéquipiers à Indianapolis, alors que le Super Bowl aura lieu dimanche. Les Patriots étaient de retour à l'entraînement mercredi après avoir effectué quelques réunions et visionné des séquences de matchs mardi. Gronkowski, qui a établi un record de la NFL en captant 17 passes de touché cette saison, s'est blessé tard au troisième quart lors de la victoire de 23-20 des siens contre les Ravens de Baltimore lors du match de championnat de l'Américaine, le 22 janvier dernier. Il a porté une botte protectrice la semaine dernière avant de finalement la retirer lundi. Il a indiqué mardi que l'état de sa cheville s'améliorait à chaque jour. Il était toutefois incapable de prédire s'il allait être en mesure d'affronter les Giants de New York dimanche. Même la douleur ne peut arrêter Ahmad Bradshaw, des Giants INDIANAPOLIS - Ahmad Bradshaw joue malgré la douleur et apprécie chaque seconde. Le porteur de ballon des Giants de New York a disputé les huit derniers matchs de son équipe malgré une fracture du pied droit et il n'y a aucune chance qu'il rate le Super Bowl, dimanche, contre les Patriots de la Nouvelle-Angleterre. «J'adore simplement le football, a-t-il dit. Je n'aime pas rater des matchs pour aucune raison. Ça fait longtemps que je joue malgré la douleur. C'est quelque chose qui ne me dérange pas. J'aime la douleur.» Bradshaw n'a pas connu une bonne saison en 2011, mais il ne contribue pas seulement à l'offensive qu'avec des statistiques. Le vétéran de cinq saisons amène aussi de la ténacité, quelque chose que ses coéquipiers respectent. Son pied lui fait tellement mal au cours de la semaine qu'il s'entraîne seulement une seule journée. Par contre, quand il se présente pour un match, il est un joueur différent. Il oublie la douleur, se mord les lèvres et fonce à travers les défensives. «C'est incroyable comment il endure la douleur, a déclaré Jerald Ingram, entraîneur des porteurs de ballon. J'ai connu quelques joueurs qui étaient des durs, mais lui, il a joué malgré des os fracturés, des fractures ici, des fractures là. Son sport, c'est le football. C'est à quoi il a joué toute sa vie. Quand il est sur le terrain, il devient méchant. Il accepte la douleur.» Et ce n'est pas la première fois. Bradshaw a joué la majorité de la saison 2009 malgré deux pieds amochés et a été opéré trois fois après la campagne afin que l'on insère des vis dans la cinquième métatarse de ses deux pieds et afin de retirer des éclats dans sa cheville droite. Bradshaw s'est fracturé à nouveau la cinquième métatarse de son pied droit en octobre contre les Dolphins de Miami. Il avait passé un examen aux rayons X lors du match, mais était revenu au jeu malgré la fracture. Ça, c'est Bradshaw. «Il est comme un chien de ruelle qui veut se battre les jours de match, a expliqué Ingram. Il s'en fout. Un secondeur lui a déjà demandé: Pourquoi cours-tu comme un enragé? Pourquoi es-tu aussi fâché?» Ingram se souvient de la réponse de Bradshaw. «Parce que je suis fâché contre toi, a poursuivi Ingram. Ça, c'est Ahmad. Il aime cette mentalité. Il rend tout le monde un peu plus courageux parce que tu le regardes et tu te dis: Je ne sais pas si je peux faire ça. Nous nous cognons l'orteil sur le bord de notre lit et voulons mourir. Lui, il va marcher toute la journée.» Bradshaw a raté quatre rencontres après s'être blessé contre les Dolphins avant de revenir au jeu le 4 décembre contre les Packers de Green Bay. Il a récolté 38 verges de gains au sol et a capté deux passes pour neuf verges de gains. Son retour a toutefois relancé le jeu au sol des Giants, qui avait été plutôt ordinaire jusque là cette saison. Depuis son retour, les Giants ont récolté au moins 100 verges de gains au sol lors de cinq matchs et jamais moins que 85 verges de gains au sol lors des trois autres. Ce fut loin d'être une bonne saison pour Bradshaw. Après avoir récolté 1235 verges de gains au sol et inscrit huit touchés la saison dernière, il a été limité à 659 verges de gains et neuf touchés. Il a aussi capté deux passes de touché. «Il veut gagner, a mentionné le garde des Giants Chris Snee. Il est un gagnant. Il est extrêmement compétitif. Il joue malgré la douleur. Tu peux le voir pendant la semaine et quand il arrive pour le match, c'est un homme différent, rempli d'énergie. Puis il revient lundi en boitant.» Pour honorer son ami tué par balles INDIANAPOLIS - L'appel est venu aux petites heures du matin en mars dernier, sortant Shaun Ellis d'un profond sommeil. Deux de ses amis étaient au bout du fil, avec une nouvelle qui allait le secouer comme jamais. Son meilleur ami, Yusef Jenkins, était mort après avoir reçu cinq balles dans une dispute qui a commencé quand il a ramené un siège de voiture à la mère de son enfant à Anderson, en Caroline du Sud, où lui et Ellis ont grandi. «Ils me disaient: Yusef, c'est fini. Il est mort. Et je leur disais: Mort? Ok, arrêtez de niaiser. Mais c'était bien vrai.» Ellis s'est rendu sur place pour rendre hommage au défunt lors des funérailles, quatre jours plus tard. «Nous avons grandi ensemble depuis que nous étions tous petits, a dit Ellis. Nous étions toujours en train de jouer au basketball, au football, au baseball. C'était mon coéquipier. Ça m'a vraiment frappé très durement de le voir se faire enterrer.» L'ailier défensif des Patriots pense souvent à son ami alors qu'approche le match du Super Bowl contre les Giants, ce dimanche. Il rend honneur au disparu et veut en tirer une source de motivation. «Je veux simplement jouer avec intensité en sa mémoire, a dit Ellis, mercredi, alors qu'il parlait publiquement de la tragédie pour la première fois. Je pense à lui à tous les jours. C'est dur à accepter. Il me manque.» En 2011, Ellis a été éprouvé par ce meurtre, a vécu la naissance de son fils, a été remercié après plus d'une décennie avec les Jets et a obtenu un nouveau départ en Nouvelle-Angleterre. Il a aussi été opéré à la hanche, tandis que sa mère a subi un quadruple pontage. «Ç'a été toute une aventure, a dit Ellis. Je n'en ai pas vraiment parlé, sauf à quelques coéquipiers. Parfois je suis seul devant mon casier à regarder un peu dans le vide, à penser à mon ami.» Ellis s'est joint aux Patriots une fois le lock-out terminé. Il a rapidement tissé des liens avec de nouveaux coéquipiers, qui ont fait ce qu'ils pouvaient pour l'aider. «Il nous a parlé du décès de son ami, a dit le plaqueur Gerard Warren. Nous sommes une famille ici. Je pense que c'est une forme de thérapie de pouvoir compter sur des gens avec qui vous pouvez partager des choses, parler de ce qui vous tient à coeur.» Dimanche, le plaqueur Kareem McKenzie des Giants pourrait se trouver dans le chemin d'Ellis, un coéquipier avec les Jets de 2001 à 2004. Il ne savait pas avant mercredi qu'Ellis avait perdu son grand ami de cette façon. «Les tragédies nous affectent tous de différentes façons, a dit McKenzie. Nous avons parfois une vision superficielle des choses, isolés dans le monde du football semaine après semaine. Quand quelque chose comme ça arrive, ça fait prendre conscience qu'il y a plus que votre travail dans la vie, plus que ce que vous aimez faire. Ce qui compte, ce sont les connexions et les relations que vous bâtissez.» 20 000 $ d'amende pour Umenyiora INDIANAPOLIS - L'ailier défensif des Giants de New York Osi Umenyiora s'est vu imposer une amende de 20 000 $ US par la NFL après qu'il eut raté une séance d'entrevue obligatoire du Super Bowl, mercredi matin. La NFL a annoncé la sanction moins de deux heures après que les Giants eurent conclu leur séance de 45 minutes. Umenyiora devait se rendre sur un podium afin de répondre à des questions, mais il ne s'est jamais présenté. Les autres joueurs des Giants, ainsi que les entraîneurs ont participé à la séance, quatre jours avant que ne sera disputé le match de championnat de la NFL entre les Giants et les Patriots de la Nouvelle-Angleterre. Le porte-parole des Giants Pat Hanlon a indiqué que Umenyiora allait s'entraîner, plus tard mercredi. Il n'a pas donné de raison motivant l'absence du joueur. Les partisans sous haute surveillance à Indianapolis Les amateurs de football devraient traîner le moins de choses possible avec eux au Super Bowl, dimanche. La secrétaire de la Sécurité intérieure, Janet Napolitano, a réitéré que les mesures de sécurité au Lucas Oil Stadium seraient beaucoup plus importantes qu'à l'habitude, comme c'est la coutume pour les grands événements sportifs depuis les attaques terroristes de 2001. Napolitano mentionne tout de même qu'en date de mercredi, il n'y a pas de menaces crédibles entourant la présentation du match. Il y aura des détecteurs de métal et des fouilles corporelles avant la confrontation entre Giants et Patriots, qui devrait attirer environ 67 000 personnes. On a dit aux partisans de ne pas amener de caméras numériques, de ballons de plage ou de vuvuzelas, notamment. Les gens pourront entrer au stade quatre heures et demie avant le botté d'envoi prévu à 18h20, mais on s'attend à une admission ralentie par les mesures de sécurité, dont l'inspection des sacs. Le transport aérien privé, incluant les dirigeables, sera interdit aux alentours du stade pendant le match. Le contexte exceptionnel est visible au centre-ville d'Indianapolis, avec notamment des chiens entraînés à détecter les explosifs, qui examinent les autobus du transport en commun. Jeffrey Miller, le chef de la sécurité pour la NFL, a demandé à tout le monde d'être vigilant, rappelant une initiative amorcée lors du Super Bowl de l'an dernier, à Dallas. Le programme « Si vous voyez quelque chose, dites quelque chose » a mené à 110 messages texte le jour du match sur divers comportements de spectateurs et préoccupations de sécurité, a dit Miller.

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