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Gary Bettman
Comment fonctionnerait le repêchage d'expansion?
(98,5 Sports) - Après avoir parlé du match des étoiles et des reprises vidéos, les directeurs généraux de la LNH vont maintenant aborder le sujet de l'expansion dans le cadre de leur rencontre à Boca Raton en Floride.

D'ici à ce qu'on sache s'il y aura une ou deux nouvelles équipes, les DG sont anxieux d'obtenir les premiers paramètres d'un éventuel repêchage d'expansion.

Contrairement à la dernière expansion - qui remonte à l'an 2000 - celle-ci sera très différente puisque ce sera la première à survenir sous les contraintes du plafond salarial. Le processus est donc beaucoup plus complexe qu’il l’était auparavant.

«Ce que la ligue ne veut surtout pas, c’est offrir un mauvais produit pendant une dizaine d’années comme ç'a été le cas à Atlanta pour finalement devoir déménager l’équipe», a expliqué le patron des affaires hockey des Blues Doug Armstrong.

La LNH a récemment embauché l’ancien assistant au directeur général des Canucks, Laurence Gilman, dans le but de mettre sur pied une façon de faire qui sera juste et équitable pour tous.

Il est permis de croire que la construction d’une équipe sera moins pénible pour Québec ou Las Vegas, étant donné le plancher salarial que tous les clubs doivent respecter. C’est donc dire que pour atteindre ce minimum, les sélectionneurs devront piger aussi parmi les hauts salariés.

Contrairement aux derniers repêchages d’expansion, où les équipes protégeaient normalement seulement les meilleurs joueurs, plusieurs équipes seront surement tentées d’exposer de bons joueurs dont les contrats sont tout simplement de trop longue durée ou leur salaire trop élevé.

Un processus bien différent

À l’époque, chaque équipe avait un nombre limité d’attaquants, de défenseurs et de gardiens qu’elle pouvait protéger. Après la première ronde de sélections, les équipes avaient le loisir d’ajouter des noms à leur liste de protection.

Cette fois, il n’est pas clair si le processus fonctionnera de la même façon. La LNH pourrait être tentée de plutôt limiter chaque équipe à un montant qu’elle pourra retenir, sans tenir compte des positions.

Par exemple, si ce chiffre est de 50 millions de dollars, chaque équipe pourra protéger le nombre de joueurs qu’elle veut, pourvu que sa masse ne dépasse pas ce chiffre.

On pourrait aussi tout simplement dire aux équipes de protéger 16 joueurs de leur choix, sans tenir compte de la position ou du salaire.

Les complications ne s’arrêtent pas là

La complexité de la convention collective a énormément évolué depuis 20 ans et les failles dans les règles sont plus probables. Il faut donc s’assurer de l’étanchéité de processus.

Pour bâtir une équipe, un club doit pouvoir compter sur de bons jeunes joueurs prometteurs, qui ont joué un certain nombre de matchs dans la LNH, qui n’empochent pas beaucoup d’argent et dont l’autonomie complète est encore très loin. La LNH devrait-elle forcer les équipes à exposer un de ces joueurs?

Par ailleurs, aujourd’hui, certains joueurs possèdent des clauses de non-échange et de non-mouvement. Est-ce donc dire que ces joueurs doivent aussi être consultés si l’équipe désire les exposer au repêchage d’expansion? Le sujet aura assurément besoin d’être approuvé par l’association des joueurs.

Une chose est certaine, un travail exhaustif devra être fait pour assurer un repêchage juste et équitable qui donnera aux nouvelles équipes potentielles, une meilleure chance d’être compétitive, dans un délai raisonnable.

C’est ce que semble souhaiter la LNH.

Jeremy Filosa / 98,5 Sports