Guy Lafleur ne comprend pas...
ILE-BIZARD - Comme plusieurs anciens, Guy Lafleur a de la difficulté à saisir les subtilités de ces conflits de travail à répétition, qui auraient été impensables à l'époque où il était joueur.
«Nous en parlons entre nous, et nous avons de la misère à comprendre. Ça n'existait pas (les conflits) dans notre temps. Les propriétaires exploitaient peut-être les joueurs à l'époque. Aujourd'hui, ce sont les joueurs qui exploitent les propriétaires» a lancé l'impayable Démon blond, qui a dévoilé toucher un montant de 2000$ US par mois du fonds de pension de la LNH.
Lafleur, qui fêtera son 61e anniversaire de naissance jeudi, avait une solution toute simple à proposer afin de dénouer l'impasse quant au partage des revenus de 3,3 milliards $ US. «Ça devrait être 50-50, comme dans un divorce. Il n'y aurait pas de chicane et tout le monde serait heureux», a résumé celui qui agit à titre d'ambassadeur du CH.
Brisebois appelle au dialogue
Patrice Brisebois, qui était dans le camp des joueurs lors du lock-out de 2004-05, y est allé d'un cri du coeur pour que les parties reprennent les discussions. «À la retraite que depuis trois ans, je connais plusieurs joueurs. Je comprends leur position, comme je comprends celle des propriétaires. Ce n'est pas à moi de dire qui a tort ou qui a raison. L'affaire, c'est qu'il faudrait qu'ils se parlent, il faudrait qu'ils se rencontrent, c'est aussi simple que ça, a-t-il renchéri. De constater qu'il n'y a pas de discussions, ce n'est pas comme ça que ça va se régler, et c'est malheureux. Dans n'importe quelle chicane de famille, s'il n'y a pas de dialogue, ça ne se réglera pas. Présentement, c'est ce qui arrive.»
L'ancien défenseur, codirecteur du développement des joueurs avec Martin Lapointe dans le nouvel organigramme du directeur général Marc Bergevin, a dit espérer qu'on n'assiste pas à un conflit de personnalité entre Bettman et Fehr.
«J'espère que Bettman et Fehr ne se disent pas qu'ils veulent gagner ce combat-là à tout prix. On a affaire à deux avocats expérimentés, mais ils doivent faire passer les intérêts du sport et des amateurs avant tout. S'ils
sont animés de cette mentalité-là, ça devrait se régler.»



