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«Je m'attends à beaucoup d'échanges» - Pat Brisson

Publié par 98,5 fm pour 98,5fm Sports le mardi 23 février 2016 à 14h03. Modifié à 18h21.
«Je m'attends à beaucoup d'échanges» - Pat Brisson
Pat Brisson

(98,5 Sports) - Pat Brisson s'attend à ce qu'il y ait pas mal d'action d'ici la date limite des échanges le 29 février prochain.

Le gestionnaire de Creative Artists Agency - division hockey, toujours bien informé, a dit avoir cette impression après avoir parlé à plusieurs directeurs généraux à travers le circuit.


« La plupart avec lesquels j’ai parlés ont tous l’intention de faire des changements, mais les échanges sont de plus en plus difficiles en raison du plafond salarial, a expliqué Brisson en entrevue au 98,5 fm Sports. Je m’attends à beaucoup, mais je ne serais pas surpris qu’on soit déçu.»


Les Maple Leafs de Toronto, qui occupent le dernier rang dans la LNH, sont l'une des équipes ayant le plus de marge de manoeuvre - environ 6 millions de dollars à dépenser.


L'échange le plus important jusqu'à maintenant a sans aucun doute été celui qui impliquant Seth Jones et Ryan Johansen, deux jeunes joueurs bien établis.


Les Maple Leafs et les Sénateurs ont procédé à une mégatransaction, mais le seul joueur d'importance était Dion Phaneuf.


La date butoir des échanges a été fixée au 29 février à 15 heures.


Un repêchage de grande qualité


À quelques mois du repêchage qui aura lieu à la fin juin à Buffalo, les recruteurs ont déjà identifié les meilleurs espoirs.


L'attaquant Auston Matthews, un Américain de 18 ans qui évolue en Ligue suisse, devrait théoriquement être le premier repêché. Les attaquants suédois Jesse Puljujarvi et Patrik Laine sont eux aussi voués à un bel avenir.


On s'attend à beaucoup de la cuvée de cette année, particulièrement ceux qui seront repêchés au premier tour.


«Je dirais qu'entre cinq - peut-être sept joueurs - pourront se tailler un poste dans la Ligue nationale dès la première saison, estime Brisson. Il s'agit d'une cohorte forte, de bons joueurs.»


Repousser l'âge du repêchage?


Brisson rappelle cependant qu'il est parfois préférable d'attendre un an ou deux avant qu'un joueur fasse le grand saut dans la Ligue nationale.


«Jouer à 18 ans, ce n'est pas toujours la bonne chose. Jonathan Toews a été repêché à 18 ans par les Blackhawks et il est allé jouer un an de plus à l'Université du Dakota du Nord. À ce que je sache, ça ne lui a pas nui.»


Le Québécois, qui réside et travaille à Los Angeles, pense même qu'on a «brûlé» certains espoirs en les faisant jouer dans la LNH à un âge trop jeune.


«Si on fait une analyse précise de tous les joueurs qui ont percé l'alignement d'une équipe à 18 ans, je dirais que 75 pour cent n'étaient pas prêts. On les a montés trop vite. C'est évident. C'est une autre vie, une ligue d'adulte. À part quelques exceptions, ils ne sont pas prêts. La plupart sont prêts à 22 ou 23 ans.»


Il se dit, à cet égard, en partie accord avec ceux qui suggèrent de repousser l'âge des joueurs admissible au repêchage de 18 à 19 ans. L'idée n'est pas totalement nouvelle, mais elle a récemment été mise de l'avant par le président de Hockey Canada et ex-entraîneur dans la Ligue nationale, Tom Renney.


«Je n'ai aucun problème avec ça, mais il faut qu'on permette les exceptions. Un statut spécial pour les Connor McDavid de ce monde.»

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