Carey Price
«Price a volé 25 points l'an dernier» - Pat Brisson
(98,5 Sports) - Même s'il ne vit plus dans le Grand Montréal depuis plusieurs années, Pat Brisson admet qu'il regarde toujours ce qui se passe chez le Canadien avec une attention toute particulière.

L'agent de joueurs, qui représente les Sidney Crosby, Patrick Kane, Jonathan Toews et John Tavares de ce monde, ne s'en cache pas. Il a toujours le CH tatoué quelque part près du coeur.

Comme bien des analystes, il avoue avoir été surpris de l'ampleur de la déconfiture du Tricolore suivant la blessure de son meilleur joueur, Carey Price.

«Je ne pensais pas voir une glissade aussi importante, a expliqué Brisson en entrevue au micro de Mario Langlois sur les ondes du 98,5 fm Sports. Mais je savais que ça allait être beaucoup plus difficile. Price a été nommé joueur le plus utile, c'est le meilleur joueur au monde. Il a volé 25 points à lui tout seul l'an dernier. Il a tout fait.»

Puisque Price est blessé - et qu'on ne sait toujours pas s'il va revenir cette saison -, Brisson pense que l'état-major doit profiter de la situation pour évaluer le personnel et prendre les décisions en conséquence.

«Marc Bergevin et Michel Therrien travaillent très fort en ce moment, je le sais. Peut-être que deux ou trois ans, cette évaluation du personnel en l'absence de Carey aura permis à l'équipe de s'améliorer encore davantage.»

Un P.K. Subban plus discret?

Brisson, qui côtoie les plus grands joueurs de la LNH, est bien au fait de ce qui se dit sur P.K. Subban à Montréal.

Même s'il ne compte pas le no 76 parmi ses clients, Brisson a lui aussi son opinion sur le dossier.

«Quand on parle du Canadien, on parle de P.K. Subban. Il est partout, il se vend bien. Même au match des étoiles à Nashville, on le voyait plus que les autres. C’est un gars qui intéresse les commanditaires et qui aime ça aussi. Je n'ai pas de conseil à lui donner, ce n'est pas moi qui le représente. Mais puisque l'équipe va mal, j'avoue qu'il pourrait un peu plus "tone down" (être plus discret).

«Il m’avait impressionné quand je l'avais rencontré, a avoué Brisson. Il est très intelligent. On l’avait vu sur le tapis rouge à Vegas lors de la remise des trophées, il pourrait être à la télé demain matin. C’est un talent sur la glace et hors glace. Il faut gérer ça, mais c’est sûr que les gens critiquent plus quand l’équipe va mal.»

Brisson reconnaît toutefois que la culture du hockey est différente d'autres sports notamment en ce qui en trait aux joueurs qui sortent un peu du moule.

«La culture hockey est très conservatrice, a-t-il avoué. Ce n'est pas pareil au basketball par exemple. Ça va peut-être changer dans l'avenir, mais c'est sûr que c'est plus conservateur.»

Processus d'apprentissage pour Pacioretty

Parmi ses nombreux clients, Brisson s'occupe notamment du capitaine du Canadien Max Pacioretty.

Pour Pacioretty, et pour la très grande majorité des joueurs de l'équipe, la saison est pour le moins difficile.

«C’est une année dans laquelle il acquiert de l’expérience, a reconnu Brisson. Il faut qu’il ait le dos large. Il est capitaine, il se sent responsable, il veut gagner. Je sens qu’il veut faire les choses de la bonne façon.

«Il faut l’aider, c’est ma responsabilité en tant que gérant. Je sais que Marc Bergevin et Michel Therrien font tout pour l’épauler. C’est certain que Max n’est pas aussi heureux qu’en début de saison, c’est plus complexe.

«J’ai beaucoup de capitaines comme client – Sidney Crosby, John Tavares, Steven Stamkos. Avant la saison, j'avais discuté avec Max de la possibilité qu'il devienne capitaine. Il disait que ce serait un honneur. Il était heureux, par la suite, d’avoir été choisi. C’est un autre accomplissement. C’est un honneur pour lui. En ce moment, je pense que c’est une bonne école pour lui. C’est dans l’adversité que tu apprends.»