Laraque souhaite effectuer un retour
(98,5 Sports) - Maintenant que «le navire est nettoyé», pour reprendre ses propres mots, Georges Laraque aimerait remonter à bord de l'embarquation tricolore.
En fait, le retraité a confié au journaliste Jim Matheson, du Edmonton Journal, qu'il était prêt à revenir dans la Ligue nationale, «peu importe l'endroit».
Dans la foulée de l'embauche de Michel Therrien à la barre du Canadien, l'ancien dur à cuire a expliqué à Matheson qu'il souhaitait «signer à n'importe quel endroit» et qu'il était prêt à faire les sacrifices qui s'imposent pour réussir son retour à la compétition.
Laraque entend donc effectuer un examen médical approfondi pour démontrer qu'il est complètement remis des deux hernies discales qui ont miné son séjour à Montréal, mais également accepter un salaire minimum pour une seule saison, afin de prouver que ses intentions sont valables.
«À mon âge, je ne m'attends pas à jouer tous les matchs», a souligné l'homme de 35 ans qui se dit prêt à endosser un rôle de «grand frère».
Un ménage nécessaire
Reconnu pour avoir la langue bien pendue, l'ancien redresseur de torts n'a pas manqué d'écorcher l'ancienne administration du Tricolore, qui l'a écarté de l'entourage de l'équipe au printemps 2010.
«Je ne comprends pas comment une équipe ait pu mettre un terme à notre association alors qu'elle souhaitait afficher plus de robustesse», s'est questionné le colosse de 6'3'' et 255 livres. «Je veux clore ma carrière selon mes propres conditions et je sens que j'ai des choses à prouver. Je suis vraiment motivé à jouer de nouveau», a-t-il confié quelques minutes après avoir complété un parcours de dix kilomètres d'un relais de 90 km entre Montréal et New York le week-end dernier.
Bien qu'il ait exprimé son désir de reprendre du service d'abord avec les Oilers d'Edmonton, qui l'ont repêché en 1995, il ne refuserait pas une proposition du Canadien, même si leur divorce a été houleux.
Chassé de la métropole, notamment en raison du fait que Jacques Martin ne voulait pas d'homme fort au sein de son groupe, Laraque serait prêt à recommencer l'expérience, «maintenant que le ménage a été effectué à Montréal».
Relation particulière
Laraque jouit d'une relation particulière avec celui qui reviendra derrière le banc de l'équipe l'automne prochain.
Avant de défendre les couleurs des Penguins de Pittsburgh sous la gouverne de Therrien entre 2006 et 2008, il avait remporté la Coupe Memorial avec ce même entraîneur en 1996.
Les deux hommes se connaissent donc fort bien. «De tous les entraîneurs que j'ai eus, Michel est de loin celui qui souhaite le plus décrocher la victoire. À un point tel qu'il dépasse parfois ''les bornes'', et c'est ce qui explique pourquoi son message cesse de ''passer''. Toutefois, il sait ce qu'il faut pour gagner.»
Vétéran de 12 saisons dans la Ligue nationale, Laraque a disputé 695 rencontres, au cours desquelles il a compté 53 filets, amassé 153 points et écopé de 1126 minutes de pénalités.
D'après un article de Jim Matheson dans le Edmonton Journal



