Leblanc vivrait l'enfer à Hamilton
(98,5 Sports) - Il semble que le Canadien soit sur le point d'échouer à nouveau dans le développement de l'un de ses jeunes joueurs. Et cette fois-ci, c'est au tour du Québécois Louis Leblanc.
On en parle en ondes :
Après avoir joué 42 matchs à Montréal l’an dernier (5 buts, 5 passes, 10 points), le Tricolore n’a même pas cru bon l’inviter au camp d’entraînement de l’équipe cette saison.
Mais il semble que ce ne soit que la pointe de l’iceberg. Selon les informations obtenues par le 98,5 Sports, Louis Leblanc serait complètement découragé de la situation qu’il vit présentement à Hamilton.
Deux personnes près du dossier nous disent que Leblanc est devenu le souffre-douleur du groupe d’entraîneurs des Bulldogs de Hamilton, le club-école du Canadien dans la Ligue américaine de hockey.
«Ils le poussent, mais pas dans le bon sens du mot, nous indique une source. Il ne joue pratiquement pas sur les unités spéciales et on lui donne sept à huit minutes de jeu par soir. Je ne sais pas comment un choix de première ronde peut se développer sur un quatrième trio.»
Il se serait même fait dire par les entraîneurs des Bulldogs qu’il deviendra fort probablement un joueur de troisième trio s’il arrive à percer à nouveau les rangs de la LNH et donc, c’est là qu’il doit pratiquer.
Mis à part son temps de jeu très réduit, Leblanc serait aussi victime d’insultes et de réprimandes constantes, nous dit une deuxième source.
«Sur la glace, il se fait toujours sermonner. Il se fait crier des noms et se fait traiter de pas bon. Il ne mérite pas ça. On lui dit de se défendre et d’aller leur dire sa façon de penser, mais Louis n’est pas ce genre de personne. Il est plutôt timide. Ça fait franchement pitié!»
Insatisfaits de sa façon de patiner, les entraîneurs auraient également pris les grands moyens pour l’en aviser.
«Ils lui ont attaché des élastiques aux chevilles et aux genoux pour lui apprendre, selon eux, la base du patin. On ne ferait même pas ça à un enfant. Ils ont complètement détruit sa confiance. C’est vrai qu’il ne connaît pas une très bonne saison, mais s’ils pensent qu’il va s’en sortir comme ça, je ne sais pas comment ils pensent.»
Leblanc – un choix de première ronde du CH en 2009, 18e au total - serait tellement démoli qu’il ne croit plus faire partie des plans du Canadien.
«Présentement, il ne dort plus. Il est inquiet pour le reste de sa carrière. Il croit que le Tricolore ne croit plus en lui et qu’il pourrait même être échangé sous peu. Il a l’impression qu’on l’a abandonné. Selon moi, c’est une réelle gifle au visage de ne pas l’avoir invité au camp. Ils sont en train de le démolir.»
Leblanc a été blessé à la cheville plus tôt cette saison. Après 24 matchs dans la LAH, il ne possède que cinq points, trois buts et deux passes.
Quant aux Bulldogs de Hamilton (13-19-1-3), l'équipe connaît une saison de misère et elle se retrouve au dernier rang de la LAH avec 30 points.
La direction du Canadien a été interpellée samedi soir pour commenter la situation, mais le 98,5 Sports est toujours en entente d'un retour d'appel.
Le directeur général des Canadiens, Marc Bergevin, a fait savoir qu'il avait toujours confiance en Leblanc, mais que sa blessure à la cheville ne l'avait pas aidé.
«Il n'est pas rendu là où en pensait en raison surtout de sa blessure, a dit Bergevin, C'est drôle à dire, mais il aurait dû se casser la cheville au lieu de se déchirer un muscle.»
Jeremy Filosa / 98,5 Sports




