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«Nate est un dur » -Subban

Publié par La Presse Canadienne le mercredi 02 décembre 2015 à 00h06. Modifié par Charles Payette à 07h50.
«Nate est un dur » -Subban
Capture d

MONTRÉAL - «Avec son oeil au beurre noir, il aura sûrement davantage de succès auprès des filles», blaguait P.K. Subban après avoir constaté les dégâts sur le visage de son coéquipier Nathan Beaulieu, après sa «rencontre» avec Nick Foligno, des Blue Jackets de Columbus.

Le défenseur P.K. Subban n'a pas été surpris de voir Beaulieu rester dans l'action en troisième période de la victoire de 2-1 du CH.

«'Nate' est un dur. Il n'a pas hésité à se frotter à un adversaire coriace. J'étais heureux de le voir rester dans le match. Je savais qu'il était correct. Je crois qu'il était déjà en déséquilibre au moment d'encaisser le dernier coup de poing, et c'est la raison pour laquelle ses genoux ont fléchi. Il a continué par après comme si de rien n'était. Il a été très solide.»


Foligno vs Beaulieu:


L'exemple de Weise


La question à savoir si l'équipe aurait dû soumettre Beaulieu au protocole de la LNH en matière de commotion cérébrale sur-le-champ plutôt qu'entre les deuxième et troisième périodes était sur toutes les lèvres après la rencontre.


Le jeune défenseur a été visiblement très ébranlé par le dernier coup de poing de Foligno. Après la rencontre, on a indiqué qu'il se soignait avec de la glace. Elle ne devait pas être appliquée sur les jointures de sa main droite...


Peut-être que comme Dale Weise, qui était revenu au jeu dans le même match il y a quelques années en séries éliminatoires, Beaulieu ressentira les symptômes d'une commotion au cours des prochains jours. Weise, on s'en rappellera, avait été ébranlé par une mise en échec de John Moore des Rangers de New York.

Comme un boxeur


Mardi, l'attaquant du Canadien a expliqué que perte d'équilibre à la suite d'un coup à la tête et commotion cérébrale ne vont pas nécessairement de pair.

«Quand ça arrive, c'est comme si les lumières se fermaient le temps d'une seconde, et ça revient aussitôt. Je ne sais pas trop comment l'expliquer. Un boxeur doit sans doute vivre la même chose. Mais ça ne signifie pas qu'on a obligatoirement subi une commotion.

«En séries, il y a deux ans, j'étais correct sur le coup. Les symptômes ne sont apparus qu'une journée ou deux plus tard. Et ils ne m'ont affecté que pendant une seule journée.»


Tant mieux pour le Canadien si Beaulieu ne ressent aucun symptôme. Le jeune défenseur, qui a à son palmarès les deux seules bagarres du Tricolore cette saison, a gagné énormément de respect auprès de ses coéquipiers. Tous, ainsi que Therrien, ont souligné le grand courage dont il a fait preuve.


Un «super joueur d'équipe»


Beaulieu venait à la rescousse de Tomas Fleischmann qui s'est écroulé après que Foligno l'eut atteint après avoir sorti le genou.


«'Nate' est un super joueur d'équipe et il l'a démontré encore ce soir, a commenté Max Pacioretty. Un joueur qui agit de la sorte gagne le respect de ses coéquipiers.»


Pacioretty n'a pas voulu se prononcer à savoir si on aurait dû le soumettre à des examens médicaux plus rapidement. «Ce n'est pas de mon ressort. Nous avons la chance de miser sur un personnel médical très compétent afin de gérer des situations semblables.»

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