« Notre propriétaire n'aime pas autant le hockey » -Derick Brassard

Publié par Jean-François Ducharme pour 98,5fm Sports le mardi 02 novembre 2010 à 11h09. Modifié par Charles Payette le mardi 29 janvier 2013

(CKAC Sports) - Comme c'est le cas avec les Thrashers, le Lightning, les Panthers et d'autres équipes de la Ligue nationale de hockey, l'avenir des Blue Jackets, à Columbus, semble plus incertain que jamais.

Écoutez le reportage Cogeco Nouvelles :
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En audio, écoutez l'entrevue réalisée avec Derick Brassard dans le cadre de l'émission les "Amateurs de sports".

Comme l'a expliqué l'attaquant des Blues Jackets, Derick Brassard, il devient difficile pour les joueurs de demeurer motivés lorsque les partisans ne sont pas au rendez-vous.

« Sur la route, nous jouons plus simplement. À la maison, nous n'avons pas donné de bonnes performances à nos partisans. Nous devons essayer de mieux jouer à domicile pour que les gens viennent nous voir et que nous soyons ainsi plus motivés », a mentionné le Québécois.

Brassard est conscient que la situation n'est pas rose à Columbus et selon lui, la mentalité du propriétaire de l'équipe y est peut-être pour quelque chose.

« L'année dernière, nous avions de bonnes foules, mais le nom de notre équipe commence à faire partie de discussions avec ceux d'Atlanta et de Floride. Notre propriétaire est décédé il y a deux ans et son fils a pris la relève. Je pense que notre nouveau propriétaire n'aime pas autant le hockey. C'est quand même assez difficile. Lors de la prise de la photo d'équipe, il n'était pas là », a souligné le joueur de centre.

Les partisans ne se bousculent peut-être pas aux guichets, mais pourtant, les Blues Jackets connaissent présentement le meilleur début de saison de leur histoire avec une fiche de six victoires et quatre défaites. Malgré ce dossier satisfaisant, Columbus se retrouve tout de même au dernier rang de la division centrale, derrière Chicago, St-Louis, Détroit et Nashville.

« C'est décourageant, mais en même temps, c'est un défi d'affronter de bonnes équipes. C'est un peu comme au baseball alors que les Blue Jays sont toujours dans la même division que les Red Sox et les Yankees. C'est la même chose de notre côté. Si nous continuons à bien jouer, nous allons grimper au classement. »

Sélectionné en première ronde, sixième choix au total, par les Blue Jackets lors du repêchage en 2006, les attentes sont très élevées à l'endroit de Brassard qui tarde à éclore à sa quatrième saison dans la LNH. En dix matchs cette année, il a marqué trois buts et ajouté deux passes.

« L'année dernière, ça ne s'est pas passé comme je l'aurais souhaité, autant l'aspect personnel qu'au niveau de l'équipe. Cette année, lors de mes deux premiers matchs en Suède, je n'ai pas produit et je n'ai pas eu beaucoup de chances de marquer, mais depuis quelques matchs, je crois que ça va super bien. J'ai essayé de changer mon style de jeu. Dans le junior et dans la Ligue américaine, j'essayais toujours de passer la rondelle et depuis quelques matchs, j'ai essayé de changer ma mentalité. Je me suis dit que je devais essayer d'avoir trois tirs par match et depuis, j'obtiens plus de chances de marquer », a-t-il expliqué.

Heureusement, Brassard peut compter sur l'appui des autres Québécois de son équipe, Antoine Vermette et Mathieu Garon, afin de l'aider à progresser.

« L'été, c'est plaisant à Columbus parce qu'il y a beaucoup de terrains de golf, mais présentement, nous n'avons pas beaucoup de chose à faire quand il n'y a pas de hockey. C'est plaisant d'avoir d'autres Québécois dans l'équipe, particulièrement d'avoir des coéquipiers plus vieux sur qui je peux prendre exemple comme Mathieu Garon et Antoine Vermette. »

En 137 rencontres en carrière dans la LNH, le joueur originaire de Hull a marqué 23 buts et récolté 45 passes.

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