Patrick Roy dément encore les rumeurs
(98,5 Sports) - À quelques jours d'amorcer les séries, l'entraîneur-chef des Remparts de Québec, Patrick Roy s'est dit extrêmement satisfait de la saison de son équipe. Il a également démenti les rumeurs qui affirment qu'il ait déjà accepté de diriger le Canadien la saison prochaine.
Patrick Roy en entrevue au FM93 de Québec
Dimanche soir, le journaliste de Radio-Canada.ca, Martin Leclerc, suggérait aux joueurs des Remparts de Québec de bien apprécier leurs derniers moments passés avec leur entraîneur-chef, Patrick Roy. Selon le journaliste, des rumeurs font état que Roy aurait déjà conclu une entente avec le propriétaire du Canadien, Geoff Molson, afin qu’il dirige le Tricolore la saison prochaine.
Lundi sur les ondes du FM93 de Québec, Patrick Roy a nié la rumeur du journaliste Martin Leclerc. L'ex-gardien de but étoile du Tricolore soutient qu'il est toujours au service de son équipe junior.
«Je trouve que des fois, on se couvre de ridicule. Tout le monde veut un fameux scoop qui n’existe pas. Pourquoi s’amuse-t-on à partir mille et une rumeurs, a-t-il dit à Daniel Poulin en entrevue. Et ça n’a rien de positif pour nous les Remparts, ça dérange nos détenteurs de billets de saison. Moi mes plans c’est de coacher les Remparts de Québec l’année prochaine. Si l’organisation du Canadien décide de m’appeler, je vais prendre le temps d’écouter et j’aurai un choix à faire et une décision à prendre. Est-ce qu’il y aura une équipe de la LNH à Québec l’année prochaine, on ne sait pas. Personne ne peut être garant de ce qu’il va se passer dans l’avenir.»
Une saison inespérée
Plutôt que de commenter les rumeurs, l’entraîneur-chef des Remparts était plus d’humeur à parler des succès de son équipe cette saison. Pourtant, Roy avait des objectifs bien modestes lorsque la saison a débuté. Il espérait que son équipe fasse partie de celles du milieu de peloton.
Le succès de son équipe – les Remparts sont classés au cinquième rang -, Roy les attribue à ses vétérans et ses jeunes joueurs qui ont connu une excellente saison.
Il a également reconnu les performances exceptionnelles de Frédérick Roy qui se classe au quatrième rang des meilleurs marqueurs de la LHJMQ.
«Quand on a pris la décision de le ramener, on le ramenait surtout pour son leadership, a commenté Roy au sujet de son fils. Et il a connu beaucoup plus que du leadership. C’est pratiquement le joueur de l’année pour notre équipe. Il a été régulier et il a joué avec intensité. Honnêtement, c’est devenu un joueur extrêmement important pour nous.»
L’étoile Grigorenko
Parmi les autres belles surprises de la saison, on retrouve évidemment les exploits de Mikhaïl Grigorenko. Roy s’est souvenu d’une discussion au sujet de l'attaquant russe en début de la saison.
«J’avais dit qu’il jouerait sur la troisième ligne pour qu’il puisse mieux s’adapter à la Ligue et tant mieux s’il peut progresser. Il n’est pas resté bien longtemps sur la troisième ligne. Honnêtement, il a été l’fun à regarder, il a une belle vitesse, une belle intensité et il travaille fort. Nous sommes très fiers de lui.»
La personnalité de Roy nuit-elle à son équipe ?
Quand il était gardien de but dans la LNH, sa personnalité bouillante était tout aussi légendaire que son grand talent. Et cela n’a pas changé depuis qu’il est maintenant derrière le banc des Remparts de Québec.
Questionné à savoir si son intensité derrière le banc et surtout, ses commentaires émotifs en ce qui concerne le travail des officiels pouvait nuire à son équipe, Patrick Roy a été candide en confiant qu’il ne s’était jamais arrêté à réfléchir à cette situation.
«J’pense pas, a-t-il finalement répondu après quelques secondes d’hésitation. Je fais très attention à ça depuis quelques années. Oui, je veux de l’intensité et je veux rester allumé derrière le banc, mais on fait attention. Premièrement, on sait que les arbitres ne sont pas des machines. Et deuxièmement, je considère que ma relation avec les arbitres est bonne. Il y a quand même une forme de respect qui existe. Il n’y a rien de personnel. Je n’attaque pas l’officiel, mais bien sa décision qu’il prend. Ce qui dérange les arbitres, c’est quand tous les joueurs commencent à s’en prendre à eux et c’est ça que j’ai expliqué à mes joueurs lors du dernier match. Il y a une voix et si c’est quelque chose à dire, je vais le faire.»
L’énigme Radulov
Contrairement à la majorité des experts qui voient de bon œil l’arrivée d’Alexander Radulov avec les Predators de Nashville, Patrick Roy, qui l’a déjà dirigé entre 2004 et 2006, estime que c’est une situation délicate.
«Est-ce qu’il (Radulov) va être capable de jouer à la hauteur des standards qu’eux (les Predators) vont lui demander ? Il va avoir besoin d’une adaptation. Est-ce que les 10 matchs qui restent seront suffisants ? Est-ce que Radu va accepter de commencer graduellement ? Il y a aussi la chimie à l’intérieur (de l'équipe). On ne parle pas d’un club de popcorn, on parle d’un club qui fait partie de la crème de la LNH. Une équipe qui je pense peut causer une belle surprise durant les séries avec un gardien de but de premier plan, une belle défensive et une attaque qui s’est grandement améliorée avec l’addition de certains joueurs.»



