74 morts lors d'un match de soccer: la fédération égyptienne écope
(98,5 Sports) - La fédération égyptienne de soccer est pointée du doigt pour les violences qui ont fait 74 morts et près de 300 blessés, mercredi.
Les incidents sont survenus après un match entre les clubs de Port-Saïd et du Caire. Le gouverneur et le chef de police congédiés Le Premier ministre égyptien Kamal el-Ganzouri ordonne la dissolution du conseil d'administration de la fédération nationale de football, au lendemain des violences Le gouverneur de la province de Port-Saïd et le chef de la police locale ont aussi été démis de leur fonction. Des militants égyptiens ont accusé la police et l'armée de ne pas être intervenues pour faire cesser le carnage. Sepp Blatter veut savoir Prévenant que le football ne doit pas être pris à partie par «ceux qui veulent du mal», le président de la FIFA Sepp Blatter a exigé que la fédération égyptienne lui communique les causes détaillées de l'émeute survenue dans un stade qui a provoqué la mort d'au moins 74 personnes. Blatter a demandé, dans une lettre à l'Association de football d'Égypte, que des gestes concrets soient posés afin d'éviter que ne se répètent les violences d'après-match de mercredi. Le conseil d'administration de la fédération a toutefois été congédié par le premier ministre du pays, et ses membres seront interrogés par des procureurs. Des joueurs impliqués à la retraite L'incident le plus meurtrier à survenir dans un stade de foot depuis 1996 a suivi un match de championnat disputé à Port-Saïd entre Al-Masry et Al-Ahly. Des partisans ont été piétinés à mort tandis que d'autres ont été poignardés ou ont suffoqué. Durant une séance parlementaire tenue d'urgence au Caire, jeudi, plusieurs législateurs ont prétendu que certains policiers et militaires se sont retenus d'intervenir, permettant à l'émeute de prendre de l'ampleur et venant attiser le sentiment d'insécurité qui sévit au pays depuis la chute de Hosni Mubarak il y a un an. Le manager d'Al-Masry Kamal Abu Ali a remis sa démission après la rencontre, affirmant qu'il «s'agissait d'un complot pour renverser l'État». Les internationaux égyptiens et joueurs d'Al-Ahly Mohamed Aboutrika, Emad Moteab et Mohamed Barakat ont tous fait savoir qu'ils avaient décidé de prendre leur retraite du football après avoir été témoins de l'émeute. L'entraîneur portugais d'Al-Ahly, Manuel Jose, aurait quant à lui demandé au club du Caire d'annuler son contrat et de lui permettre de retourner au Portugal.


